Bien Public 29 mai 2012

Brochon-Fixin La chorale Allegria à Cuba, à la mémoire d’Anne Haratyk
Bien public  29/05/2012
Se rendre à Cuba était le rêve d’Anne Haratyk. Photo SDR
La chorale Allegria de Fixin et Brochon, dont le répertoire est principalement tourné vers les chants du monde, est allée rencontrer des chorales cubaines à Santiago de ­Cuba, puis à La Havane.
Ce projet avait été rêvé par Anne Haratyk, sa chef de chœur avant qu’elle ne perde sa lutte contre la ­maladie en janvier dernier, laissant la chorale ­orpheline.
Rencontres
Ce rêve, elle l’avait échafaudé il y a quelques années, grâce à sa rencontre avec Reynier Silegas Ramirez (un chef de chœur ­cubain vivant en France). Le conseil général de Côte-d’Or l’avait invité comme artiste en résidence dans le cadre de son plan voix. Puis ce rêve est devenu réalité. C’est ainsi qu’une trentaine de choristes amateurs ont fait de merveilleuses rencontres avec des chorales cubaines professionnelles de très haut niveau : Le chœur Camara Musica Aurea, de Santiago de ­Cuba, dirigé par Delvis Sanchez ; et le chœur ­Schola Cantorum Coralina, de La Havane, dirigé par ­Alina Orraca.
Découvertes
La musique cubaine a tenu sa réputation, mais de manière un peu inattendue. En effet, si la musique populaire est bien connue, il existe aussi une musique cubaine polyphonique savante que les choristes d’Allegria ont découverte. Elle est ouverte sur la richesse du patrimoine mondial de toutes les époques, y compris contemporaine. Les échanges, accompagnés par Reynier Silegas Ramirez, ont permis de partager des répétitions et des ­concerts, ainsi que de découvrir des écoles de musique et des conservatoires où des jeunes cubains ont surpris les choristes amateurs de Fixin et Brochon par leur virtuosité et leur générosité musicales.
Enrichissement du répertoire
Si le répertoire de la chorale Allegria s’est enrichi de quelques nouveaux chants, les choristes ont surtout fait une expérience, insufflée par Anne Haratyk : si l’on peut voyager en ­chantant des chansons du monde, aller à la rencontre physique d’autres cultures permet de donner du sens et de la chair à nos ­chansons.
À n’en pas douter, le “son” d’Allegria en sera ­durablement marqué.