2003 – Voyage en Pologne…

 

Août 2003 : Le voyage en Pologne

Tout  a commencé par une demande pressante des choristes à leur chef qui partait chaque année en vacances en Pologne : « Quand est-ce que tu nous y emmènes ? »
La barrière de la langue n’était pas le moindre des problèmes… alors on changeait de sujet.
Puis un reportage à la télé « Un petit coin de France en Pologne » fut déclencheur.
Des Polonais, nés en France entre les deux guerres car leurs parents avaient répondu à l’appel de la France qui manquait de main-d’oeuvre après la première guerre mondiale et retournés en Pologne après la seconde guerre pour répondre à l’appel de leur pays d’origine afin de le reconstruire, ces Polonais étaient le sujet du reportage. On les voyait perpétuer des coutumes françaises : le 14 juillet, la pétanque, les dictées en français et … la Chorale des Francophones qui accompagnait le générique de fin !
Contact était pris avec ces Polonais francophones par l’intermédiaire des auteurs du reportage. Le processus était relancé : formalités administratives, lieux d’hébergement et autres réservations pour concerts …

Pendant dix jours, une vingtaine de choristes d‘Allegria, renforcés par des chanteurs de Phonema, ont voyagé à travers la Pologne et la Tchéquie.

08050007Tout d’abord, visite à nos amis de Walbrzych où nous avons donné un concert commun de chansons françaises et polonaises où l’échange humain fut très fort.

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 Chacun garde en souvenir le grand moment du Gaude Mater Polonia où tout le public s’est levé en chantant dès les premiers accords de la chanson (ancien hymne polonais). Nous étions hébergés chez l’habitant (francophone) et nous avons visité Wroclaw et le célèbre Panorama de Raklawice.

 Ensuite, direction Krakow (Cracovie), ancienne capitale de la Pologne où restent tous les rois et poètes nationaux.
Sur la route, on s’arrête visiter le camp d’Auschwitz (des moments intenses).
 A Cracovie, on loge à Dom Studencki (Cité universitaire) qui héberge des touristes pendant les vacances. Là l’immersion s’accentue car plus personne ne parle français mais les choristes s’en accommodent très bien.
 dscn4530On donne un concert dans la cour médiévale du prestigieux Collegium Maius, une des plus anciennes universités d’Europe. Le public augmente à mesure que les touristes entrent pour visiter et s’installent pour écouter.

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Un peu de tourisme dans cette vieille ville épargnée par toutes les guerres et donc enrichie  de l’architecture des époques successives.
On part visiter la mine de sel de Wieliczka, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, où, à plus de 130 mètres sous terre se trouve une cathédrale entièrement sculptée dans le sel. C’est encore un lieu où Allegria improvise un mini concert, après accord de la guide francophone… mémorable !

 

dscn4493Puis il faut continuer notre périple. Direction Istebna, un village au sud de la Pologne, à la croisée de trois frontières : Pologne, Tchéquie et Slovaquie : c’est la Haute Silésie, un paysage de montagne qui ressemble étrangement au Haut-Jura.
C’est le berceau familial des origines du chef. On est attendus par les cousins et amis avec toute la générosité dont ils sont capables. Le soir, dîner offert auquel ont participé tous les gens du quartier. On loge dans un centre de vacances et les choristes redeviennent un peu des ados en colo.

08110003Concert dans une chapelle toute en bois à Mlaskawka puis participation à la messe dominicale à Koniakow.
Il faut dire que les choristes d’Allegria partaient avec une « batterie » de vingt-cinq chants et qu’ils avaient ainsi la possibilité d’offrir au public, selon le lieu, des chants  sacrés ou profanes.

Ballades en forêt et découverte de l’artisanat local sans oublier les derniers achats au marché avant de quitter la Pologne : wodka…

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Sur le retour, dernière étape à Prague. On loge à l’académie de musique (disponible pour les touristes pendant les vacances des étudiants) : un piano dans chaque chambre…

08130050Et là on rencontre une chorale pragoise (contact avait été pris auparavant par l’intermédiaire d’une chanteuse tchèque vivant en France) avec laquelle on donne un concert dans l’église de Saint-Martin-au-Mur.
Bien sûr, on prend le temps d’un peu de tourisme et le lendemain du concert, il faut repartir. Le bus est calme tout le monde dort, rêve ou se remémore tous les moments qui se sont succédés et qui resteront gravés dans les têtes.

Et le groupe d’amis s’est enrichi d’un Français, Pierre, le chauffeur, baptisé Piotr aussitôt la frontière polonaise franchie, très professionnel et disponible pour chacun, et qui restera l’ami fidèle de la chorale Allegria.